ANECDOTES
Plusieurs anecdotes ont marqué Les Martres-de-Veyre à
la fin du XIXè et au début du XXè siècle.
Les Martres de Veyre faillirent devenir une cité
industrielle et aurait pu être le berceau historique de l'industrie
du caoutchouc Malheureusement, une crue de l'Allier en décida autrement.
Il y eu ensuite ce grand rêve d'un scientifique parisien qui souhaitait
établir une station
thermale aux Martres-de-Veyre. Les projets les plus
ambitieux était avancés : Casino, Hippodrome, Funiculaire vers le
Puy-Saint-Romain. Malheureusement, les financements manqués et le décès du
concepteur de ce projet pharaonique précipita les rêves martrois aux
oubliettes.
Mais il y eu aussi des entreprises qui s'installèrent bel et bien aux
Martres-de-Veyre comme les Usines Robert qui s'installèrent dans la commune en
1914 devant l'avancée allemande (l'entreprise est originaire de Paris). Cette
PME, comme on ne le disait pas à l'époque, fabriquait des tétines pour les
biberons. Mais ce qui justifie la présence de cette entreprise dans les
anecdotes, c'est qu'elle est à l'origine d'une expression rentrée dans le
langage courant (la suite ...)
L'épopée
industrielle du caoutchouc
A l'aube du XXè siècle, de nombreux manufacturiers
faisaient de Clermont-Ferrand la capitale de l'industrie caoutchoutière. Au
côté d'un Bibendum hésitant, existaient d'autres manufacturiers comme
Bergougnan, Torrilhon, Cornillon, Têtefort, Suptille, Yberty, Mérigoud
...
Mais au commencement était une femme ! Elizabeth Baubrée allait impulser tout
ce formidable mouvement, avec de simples balles en caoutchouc ...
C'est dans un petit atelier de la discrète rue
Godefroy-de-Bouillon , située au ras de la place Delille, qu'est née, en 1832
l'activité caoutchoutière de clermont-Ferrand.
Historiquement, le premier manufacturier clermontois
est une femme : Elizabeth Daubrée. Cette Anglaise, née Pugh-Barker est la
nièce d'un brillant chimiste écossais, Charles Mackintosh. Celui-ci a mis au
point un procédé de dissolution du caoutchouc dans le benzole. Il dépose dès
1823, un brevet pour l'imperméabilisation des textiles. Les "manteaux de
pluie" ainsi fabriqués, connaissent le succès, et sont appelés
communément des "Mackintosh".
Elizabeth épouse Edouard Daubrée, un officier ancien
combattant de Waterloo, où il s'est battu dans les rangs du 93è régiment
d'infanterie. Le couple s'installe aux Martres-de-Veyre pour créer une fabrique
de sucre, à partir de betteraves. Hélas, une crue de l'Allier emporte tous
leurs espoirs.
Ils viennent ensuite à Clermont-Ferrand, rue
d'Orléans, et, rejoints par un cousin, Aristide Barbier, ex-notaire parisien,
lancent une fabrique de machines agricoles : faucheuses-moissonneuses, pompes
d'arrosage, pressoirs à vin ... Parallèlement, Elizabeth Daubrée se souvient
des balles en caoutchouc que lui confectionnait son oncle Mackintosh et souhaite
en fabriquer à son tour. Son mari lui installe un petit atelier rue
Godefroy-de-Bouillon, pour produire des balles qui rencontrent rapidement un
beau succès.
La précieuse substance est par la suite utilisée
sur les machines agricoles. Elle sert à réaliser des clapets de pompes, des
tuyaux. A l'exposition universelle de 1855, les établissements Barbier-Daubrée
obtiennent deux médailles, puis le prix de l'Empereur (Napoléon III) en 1860.
Après la mort des fondateurs, en 1863 et 1864, et
quelques malheureuses années de gérance d'Ernest Daubrée, le petit-fils
d'Aristide Barbier, Edouard Michelin, est nommée gérant le 27 mai 1889 sous la
nouvelle raison sociale "MICHELIN et Cie". Avec son frère André, ils
vont révolutionner le monde de l'automobile et des transports qui en est encore
qu'à ses balbutiements.
Source : L'âge d'or des caoutchoutiers (INFO 63)
La station
thermale oubliée
Je dispose de peu d'informations sur cette
"aventure" mais je vais essayer d'obtenir des document s permettant
une mise en forme plus précise des faits, alors n'oubliez pas de contacter
cette rubrique régulièrement si ce sujet vous intéresse.
Pour bien comprendre ce projet de station thermale,
il faut bien comprendre que de nombreuses sources jaillissent sur la commune des
Martres-de-Veyre. Parmi les plus intéressantes à visiter figure plutôt les
(le Grand et le Petit) Saladis, dont l'existence et les effets bénéfiques sont
déjà mentionnés dans des écrits ... romains.
Autre source aux vertus digestives, l'eau de
Ste-Marguerite (commune située sur l'autre rive de l'Allier) est à l'heure
actuelle la plus connue du grand public puisqu'elle est actuellement
commercialisée par un grand groupe commercial qui a pour emblème les
Mousquetaires et qui est devenu propriétaire de la source.
Tout cela pour en venir au fait que la présence de
sources aux vertus diverses (digestives, rhumatismales,...) est bien connue,
notamment des martrois qui ne se privent pas pour l'utiliser à des fins
personnelles.
Par contre, personne n'a prévu d'en tirer
bénéfice et il est vrai que le débit de certaines sources se prêtent mal à
commercialisation. Je me rappelle, étant gamin, des approvisionnement à la
source des Roches avec des bouteilles en verre (les bouteilles en plastique
auraient été trouées avant le retour à la maison), il n'y avait qu'un filet
d'eau gros comme le petit doigt et le remplissage des bouteilles était surtout
un travail de patience.
Seulement, au début du XXè siècle, le maire
des Martres-de-Veyre eu la surprise de recevoir un courrier d'un scientifique
parisien, qui indiquait avoir étudier tous les bienfaits des eaux martroises et
souhaitait créer une station thermale sur la commune.
D'abord incrédule, les martrois commencèrent à
caresser le doux rêve d'un standing haut de gamme tel qu'ils pouvaient
l'imaginer dans les stations thermales les plus proches (Royat, Châtel-Guyon,
St-Nectaire). Le prix du terrain flamba car il est vrai que les projets du promoteur
nécessitaient de grandes superficie. En effet, celui-ci souhaitait donner à
"sa" station tout le standing envisageable. A côté des thermes, il
était prévu Hôtels de luxe, Casino, Hippodrome et même un funiculaire pour
monter au sommet du Puy-Saint-Romain tout proche.
Malheureusement, tous les plans échafaudés
tardèrent à se concrétiser et, peu à peu, il fallu revenir aux dures
réalités... financières. Le scientifique disposait sans doute de compétences
confirmées mais pas en matière de gestion financière. Le coup de grâce fut
apporté par l'annonce de son décès. Ses héritiers revendirent les terrains
que celui-ci avait déjà acheté. Le rêve était passé sans trop de
traumatisme car, en ce début de siècle, la fortune des Martres-de-Veyre était
déjà faites grâce à la vigne. Il ne restait pourtant que quelques années
avant que le phylloxéra ne vienne emporter le vignoble martrois. Nul
doute que si la proposition de station thermale était intervenue dans une
période moins prospère, l'ambitieux projet aurait bénéficié de soutiens
beaucoup plus importants. Mais personne ne peut refaire l'histoire !
Les Usines Robert
Il y eu aussi des entreprises qui s'installèrent bel et bien aux
Martres-de-Veyre comme les Usines Robert qui arrivèrent dans la commune en
1914 pour s'éloigner devant l'avancée allemande (l'entreprise est originaire de
la région parisienne). Cette
PME, comme on ne le disait pas à l'époque, fabriquait des tétines pour les
biberons. Mais ce qui justifie la présence de cette entreprise dans les
anecdotes, c'est qu'elle est à l'origine d'une expression rentrée dans le
langage courant.
En effet, en ce début de siècle, les
tétines venaient concurrencer les seins des nourrices. Cette
"comparaison" entre les tétines Robert et les seins des
nourrices donna naissance à l'expression "avoir des beaux
Robert" pour parler de la poitrine d'une femme.
Cette expression, rentrée dans le langage
courant, trouve donc son origine dans une entreprise martrois.
Malheureusement, celle-ci cessa son activité dans les années 50. Il est
vrai que les propriétaires n'avaient pas eu l'opportunité de relancer
leur activité en se diversifiant dans les préservatifs qui n'existaient
pas encore (Voir la BD humoristique
en clin d'oeil à cette activité).